« Managers : oubliez toutes les recettes qu’on a pu vous inculquer ! »

J’ai interviewé Philippe Vincent, comédien, metteur en scène et professeur.

Son point de vue sur le leadership est détonnant parfois, étonnant souvent.

Découvrez donc cette interview en 3 parties et postez vos commentaires. J’ai hâte de savoir ce que vous en pensez !

Bon vol avec les Aigles les amis et à très vite,

Fabian

PS : Et je vous promets que je vais améliorer la qualité des vidéos ! J’y travaille…

 « Comment permettre au comédien de donner le meilleur de lui-même ? »

« Aucun être humain ne mérite qu’on lui passe de la pommade ! »

« Les gens de mauvaise foi : les coincer comme un rat dans une cave. »

2 réponses
  1. Pascal Dethier
    Pascal Dethier dit :

    Une chose est certaine, c’est très intéressant d’avoir un point de vue supplémentaire sur le leadership, surtout de la part d’un professionnel comme Philippe Vincent.
    Je retrouve les idées que Fabian Delahaut fait passer lors de ses formations (je suis un ancien candidat IFV), mélange subtil de marketing et d’art dramatique. Il est vrai que dans le monde de la vente, le métier de délégué commercial pourrait être facilement comparé avec celui d’acteur.
    Depuis plus de 2 ans, j’ai pris un chemin professionnel différent et maintenant, je suis coach en bien-être et développement personnel. Par mes expériences, mes rencontres, mes accompagnent, j’ai pu constater les comportements humains et j’arrive aux mêmes conclusions de vous.
    Cependant, j’aimerai partager quelques idées, légèrement plus nuancées. .

    Je partage entièrement la théorie selon laquelle, l’humain est une plante qui dépéri dans ses zones de confort alors qu’il peut être une belle plante qui pousse et se développe quand il cherche à évoluer dans une zone moins confortable.
    Cependant, si pour un acteur, Philippe Vincent peut se permettre de forcer la personne à aller là où c’est inconfortable pour qu’il découvre des choses et ainsi permettre une belle interprétation, je pense que c’est un peu différent dans le monde de l’entreprise ou dans la vie de tous les jours.
    Quand il dit que l’acteur n’a pas le choix, qu’il est obligé d’aller ailleurs que là où il prévoyait d’aller au départ, je préfère une formule qui parlerait de chemins différents à emprunter pour atteindre plus directement ou plus rapidement la destination voulue.
    Car en effet, la routine des chemins connus entraîne un mécanisme d’automatisation, qui devient comme un réflexe et empêche le voyageur d’observer autour de lui les variations de paysage. Qui dit « nouveau chemin », dit attention, il faut être attentif et vigilant. Rien que par cette alerte, le voyageur prendra davantage conscience de son environnement et développera de nouveaux comportements pour s’adapter au nouveau chemin.
    On y retrouve bien l’idée de mouvement dont parle le metteur en scène.
    Les 20% de résistants ne sont pas en échec face à une évolution. Parfois, les résistances naissent de peurs bien ancrées et s’ils ne sont pas prêt aux changements, les forcer n’y changera rien.
    Alors parler de la culture du mystérieux devient hasardeux. Si la personne n’est déjà pas à l’aise hors de ses zones de confort, cela peut s’avérer risquer. Susciter l’envie de découvrir est-il forcement lié au mystère ?
    En entreprise, les comportements humains s’organisent différemment qu’au théâtre mais penser qu’il y aurait moins de susceptibilité chez les travailleurs que chez les acteurs, c’est à mon avis, oublier l’égo de certains. Encore plus chez les commerciaux (ne parle-ton pas de requins ?) !
    Je suis entièrement d’accord avec le fait qu’aucun être humain ne mérite qu’on lui passe de la pommade. C’est un manque de respect, voire une manipulation.
    Cependant, j’ai remarqué une longue hésitation sur la question du renforcement positif. Et c’est là où mes opinions divergent complètement: pour stimuler une personne, il faut l’encourager. On sait très bien que le cerveau fonctionne avec un système de récompense. Créer les circonstances qui font prendre conscience à une personne que sa vie, sa fonction sera meilleure après le zone d’inconfort ne fonctionne pas à elle seule. Cette technique motivera certainement 75% des personnes mais il restera 25% à convaincre ou plutôt à rassurer, à encourager (et cela passera,entre autre, par des compliments sincères et des félicitations).
    Pour un travailleur, le contentement du client, du patron et même du public (ainsi que son salaire) ne suffiront pas à entretenir sa motivation.
    Je ne pense pas, non plus, que dans le travail, le seul but soit d’aller à l’objectif le plus rapidement possible. Si résumé, le travailleur pourrait se sentir une vache à lait ou un citron pressé. Cela me rappelle les mots d’ordre « fais vite » donner aux enfants dont on sait qu’ils seront néfastes pour le développement de l’estime de la confiance en soi. Il existe des méthodes pour aller vite et bien mais lorsqu’il s’agit d’installer des nouvelles aptitudes, de nouveaux comportements, il est préférable et plus rentable au final de prendre le temps nécessaire à la personne pour opérer le changement durablement et en profondeur. c’est comme choisir un revêtement de route bon marché mais qu’il faut remplacer tous les 3 ans à cause du gel ou investir dans un revêtement plus résistant mais aussi plus coûteux.
    Pour conclure, je rejoins Philippe Vincent sur le fait qu’il faut suivre son intuition et croire en ses projets, en ses capacités. On ne peut jamais être certain d’avoir raison avant d’essayer mais si on n’essaye pas, on ne saura jamais si on avait raison d’y croire. C’est en expérimentant que l’on découvre. Et le génie réside dans le fait de comprendre que ne pas y arriver, c’est tout simplement s’est trompé de chemin, il en existe tant d’autre.

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    • Fabian
      Fabian dit :

      Bonjour Pascal,

      Je te rejoins sur le point des félicitations et du renforcement positif. C’est d’ailleurs un thème que j’aborde au quotidien en formation : nous avons besoin de reconnaissance, d’estime, de considération.

      Par ailleurs, rester systématiquement en zone d’effort conduit au burnout.

      L’expérience de Philippe est néanmoins riche d’enseignements : au théâtre, tout est plus quelque chose : plus rapide (quelques heures de répétition le soir pendant quelques semaines seulement et nous devons être prêts !), plus narcissisant (les égos sont surdimensionnés), plus dangereux (le comédien se met en danger sur un plateau, il marche sur un fil), etc.

      Quoi qu’il en soit, selon moi, la recette – s’il y en a une !- pour permettre à un individu de s’élever, c’est l’adaptabilité. Toutes les clefs n’ouvrent pas toutes les serrures. A nous de trouver ou de créer LA clef qui s’adapte à chaque serrure…

      Merci d’avoir commenté cette interview avec autant de passion et de pertinence en tout cas, et à bientôt !

      Fabian

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