L’histoire inspirante de Claire, une coiffeuse devenue…

La semaine dernière, je vous ai promis 5 nouvelles histoires inspirantes.

Voici donc le 1er épisode de votre série de l’été 🙂

Claire était coiffeuse.
Elle coiffe toujours.

Mais elle a compris l’importance du choix des mots.

Si elle se déclare « coiffeuse », elle se crée un métier et échange son temps contre
de l’argent. Si elle se déclare « chef d’entreprise », elle se crée… une entreprise…
avec une vraie valeur de revente en plus, au cas où !

Comme quoi, tout commence par bien nommer les choses.

Et vous ?
Que dites-vous de vous quand vous vous présentez ?
Quels mots choisissez-vous ?

Si vous voulez mieux connaître Claire, la coiffeuse devenue
chef d’entreprise, cliquez ci-dessous et découvrez son histoire.

Bon Vol avec elle, c’est un Aigle 🙂

 

 

 

 

8 contre-vérités sur la vente !

« J’ai de l’empathie, je suis sympa et souriant, j’écoute mes clients… et je ne vends pratiquement rien ! »

Si ces mots sont déjà sortis de votre bouche, je vous invite à découvrir des idées reçues sur la vente. Idées reçues et pas toujours remises en question… qui nous égarent…

Mais quand vous les aurez lues, vous serez, soit face à une mauvaise nouvelle… soit une bonne !

Tout dépendra de votre mindset, de votre état d’esprit J

Verdict dans quelques lignes…

 

  1. Les meilleurs vendeurs ont beaucoup d’empathie.

Non : ce sont des psychopathes ! Donc ils appliquent les techniques au détail près. Sans se poser de question. Un NON ne les atteint pas. Ils veulent vendre. POINT.

  1. Les meilleurs vendeurs ont la tchatche.

Non : ils ont un script. Un script qu’il peaufinent sans cesse. Phrase après phrase, mot après mot, virgule après virgule.

  1. Les meilleurs vendeurs ne manipulent pas.

Si si : manipuler et influencer positivement… c’est la même chose. Seule l’intention diffère. Gardons un grand sens de l’ETHIQUE mais manipulons… ou pleurons…

  1. La vente, c’est inné.

Non : c’est une science qui s’apprend. Une science complexe et fascinante à la fois.

  1. Offrir une grande valeur suffit, la réputation fera le reste. Le client sait faire la différence entre ce qui est qualitatif et ce qui ne l’est pas.

Certainement pas : la médiocrité est partout. Il suffit d’observer les films qui connaissent les plus gros succès : ce sont rarement des chefs d’œuvre ! La jolie pomme trop sûre l’emportera sur la bonne pomme, sucrée à souhait, abimée dans sa chute.

  1. Un client très satisfait est un client qui vous recommande et vous re-commande.

Pas forcément. Dans de nombreux cas (coaching par exemple), on ne veut pas partager son fournisseur…

Jadis on préférait faire croire à un bronzage naturel que recommander un centre de bronzage J

Il y a aussi les :

« Si je recommande cette agence de com, ils auront moins de temps pour moi » ; « Il vaut mieux que mes concurrents ne connaissent pas cette Fantastique formation » J

  1. On convainc un client avec des arguments rationnels : le client pèse le pour et le contre, analyse, tempère, et effectue le meilleur choix.

Non : le client n’est pas un Superman dont les choix sont rationnels. Il faut s’adresser à l’homme des cavernes qui sommeille en lui… à Homer Simpson J

Les arguments rationnels nous amènent à une conclusion… les émotions… à l’action !

  1. On n’achète pas ce que vous faites mais pourquoi vous le faites.

Joli gadget intellectuel qui nous rassure et nous rend fiers de nous ! Mais la question que se pose un acheteur avant n’importe quel achat est : « Cet achat augmente-t-il mon statut social ? »

Et vous… pourquoi faites-vous ce que vous faites ? Pour la même raison : augmenter votre statut social, votre intelligence sociale, votre estime de soi.

 

Il y a une règle sympa en marketing : promettre moins et donner plus !

Voici donc une neuvième contre-vérité : « Il vaut mieux être un conseiller qu’un vendeur ! »

Celui qui refuse d’assumer son statut de vendeur se ment à lui-même ou n’aime pas l’argent… ou est payé par ses concurrents J

Vendez ou mourrez.

Mais alors, ne vous plaignez ni de la conjoncture, ni des concurrents, ni de l’administration... Contrôlez ce que vous pouvez contrôler. Basta.

Les plaintes sont des commentaires stériles. Des bêlements nauséabonds.

L’Aigle Royal, lui, glatit ou trompette J

Alors : bonne ou mauvaise nouvelle ?

La mauvaise nouvelle, c’est que la vente est scientifique et exige d’apprendre, sans relâche, de travailler, de répéter, d’analyser ses victoires et surtout ses échecs, de n’hésiter jamais mais de douter toujours.

Si vous n’êtes pas prêt à transpirer… c’est foutu pour vous. Sorry.

Vous continuerez de vous fier à votre intuition, à votre inspiration du moment. Vous décréterez que vous êtes meilleur comme ça. Que quand c’est trop préparé, ça se voit, que vous préférez rester « naturel ».

Ce discours est celui des paresseux, des bœufs, pas des Aigles.

D’ailleurs, si ça se voit tant que ça que vous vous êtes préparé… c’est que vous ne l’êtes pas assez.

La bonne nouvelle, c’est que la vente est scientifique et exige d’apprendre, sans relâche, de travailler, de répéter, d’analyser ses victoires et surtout ses échecs, de n’hésiter jamais mais de douter toujours.

Vous voulez devenir une Star de la vente ?

Soyez prêt à transpirer.

Et si vous n’êtes pas psychopathe (je croise les doigts J), vous transpirerez 3 fois plus.

Mais c’est possible.

Et j’ai créé une FormACTION spécialement pour ça.

Je l’ai construite en m’inspirant des cours de langue donnés en immersion totale.

Ici, vous êtes en « immersion vente » pendant 5 jours.

24 Aigles.

14 Eagle Coachs au CV impressionnant. Impayables individuellement. Réunis pour vous.

Un lieu simplement éblouissant : le Château Hôtel Tiara Mont-Royal, à Chantilly.

Le nom de cette FormACTION : Eagle Sales Power.

Vous pouvez déposer votre candidature, même s’il ne reste que quelques places pour l’édition 2019, qui aura lieu du 2 au 6 octobre.

Vous pouvez déposer votre candidature SI ET SEULEMENT SI… vous trouvez que je vous ai annoncé une bonne nouvelle… et êtes résolument prêt… à transpirer. Beaucoup.

Nos horaires sont étourdissants : 18 heures par jour. Minimum.

Les résultats des Aigles : souvent spectaculaires.

Notre promesse : votre métamorphose.

Cliquez ici pour connaître tous les détails du programme :

www.eagle-sales-power.com

Bon Vol avec les Aigles !

 

5 nouvelles histoires inspirantes !

Votre histoire est sans doute, notamment, le fruit de rencontres, de partages, d’échanges… parfois de hasards…

… même si certains estiment qu’il n’y a pas de hasard, que des rendez-vous.

 

Sans doute avez-vous croisé la route de personnes inspirantes.

 

Inspirer. Du Latin « Inspirare », « souffler dedans ».

 

Comme si ces personnes avaient soufflé dans vos voiles ou sous vos Ailes.

 

Car nous grandissons, nous nous élevons surtout à leur contact.

La graine ne pousse que dans un sol fertile…

… et notre entourage est un sol.

 

Au cours des 5 prochaines semaines,

j’ai envie de contribuer à la fertilisation de votre sol 🙂

 

Je vais donc vous proposer 5 nouvelles histoires de 5 personnes

qui, sûrement, vont aussi vous inspirer, vous élever.

 

Chacune a affronté la tempête.

Chacune a voulu dépasser sa condition, devenir l’Actrice de sa Vie

plutôt que la spectatrice de celle des autres.

 

Chacune a pu transformer une crise en opportunité.

 

C’est un scoop !

Découvrez les premières images en cliquant ici.

Ça dure une minute exactement…

 

A très bientôt et Bon Vol avec elles… ce sont des Aigles !

 

Ps : vous pouvez regarder la 1ère vidéo en cliquant ici :

https://youtu.be/6SY64Y_2az8

 

Pps : un dernier mot ; n’oubliez pas que pour être inspirant

et inspiré… il faut avant tout… respirer 🙂

Le Point de Bascule

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Quel plaisir de recevoir mon ami Fabian Delahaut une nouvelle fois sur Sud Radio !
Comment ça va Fabian ?

Fabian :  Ça va super bien, Pablo. Merci de ton accueil.

Il a toujours la pêche.
On va parler aujourd'hui du point de bascule.
Sachez que les séquences “Minute du Coach” sont réécoutables sur sudradio.be
Donc si vous ratez l’un ou l'autre élément, l'un ou l'autre moment important, vous pouvez bénéficier d'une séance de rattrapage lorsque vous le souhaitez.
Fabian, donc, le point de bascule...

Oui, le point de bascule.
Et contrairement à ce que tu me disais juste avant qu'on ne lance, ça n'a rien à voir avec la chanson de Marc Lavoine “Bascule avec moi” dont tu viens de t’apercevoir qu’elle est un peu cochonne.
Mais, c'est vrai, ce n'est pas le sujet.
Le point de bascule est un phénomène que je trouve très intéressant.
Imagine, ou souviens-toi, que tu as commencé à apprendre une langue.
Mettons que tu as commencé à apprendre l’anglais.
C’est difficile. Tu parviens difficilement à aligner 3 ou 4 mots. L'accent n'est pas tout à fait juste, tu t’empêtres dans cette langue que tu aimerais tant parler.
Et tu continues. Tu es opiniâtre donc tu prends tes leçons, tu travailles ton anglais.
Et un jour, tu t'aperçois que tu as été capable de parler pendant quelques minutes avec un anglophone et ça s'est bien déroulé. Tu as compris ce qu’il t'a dit, tu as réussi à t’exprimer.

Tu as donc franchi le …?

Point de bascule.
Le déclic ?

Effectivement, ça peut être ça.
Ou tu joues au Squash.
C'est difficile, tu ne t'amuses pas beaucoup, c'est ingrat - car les apprentissages, souvent, sont ingrats.
Et un jour, tu t'amuses. Tu te dis : “Tiens, aujourd'hui je me suis amusé !”.
Tu viens de franchir le point de bascule.
Et c'est ainsi pour quasiment tous les apprentissages.
Il y a un moment où on bascule dans autre chose.
Ce qui est intéressant à observer, c'est que beaucoup de gens ne vont pas avoir la patience d'aller jusqu'au moment où cela bascule.
Comme s’ils escaladaient un col et descendaient de vélo parce que c'était trop dur. Alors que, peut-être, c'était le dernier virage et que, peut-être, de l'autre côté ils allaient pouvoir basculer et être en roue libre.

Mais comment le savoir ?

C’est très difficile de le savoir.

C’est quoi ? C'est le travail, c'est la persévérance, qui font que … ?

Comme l'a dit un jour un de mes producteurs : “Celui qui persiste, gagne”
Ce sur quoi je veux surtout attirer votre attention, c'est qu’il n’y a finalement pas tellement d’échecs. Mais il y a énormément d'abandons.
Souvent, on abandonne alors qu'on est plus proche du point de bascule qu’on ne l’imagine. Donc, s'il vous plaît, soyez opiniâtre, soyez pugnace, volez avec les aigles !

 

Un truc étrange pour traiter vos emails !

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Bonjour Pablo !

Ravi de te recevoir pour ce nouveau rendez-vous de la Minute du Coach.
Les auditeurs qui le souhaitent peuvent réentendre les émissions précédentes en nous rendant visite tout simplement sur sudradio.be
Il suffit de cliquer sur le replay, sur l’onglet relatif à cette émission.
On va parler de la gestion des mails.
On est souvent pollué par…

Complètement !

Par tous ces courriers électroniques.

On est pollué
Et on est aussi le pollueur.
On est la personne envahie, on est l’envahisseur.
Et mon ami Lionel est certainement la personne la plus efficiente que je connaisse.
L’efficience, pour rappel, je l’ai déjà dit ici même, c’est la capacité d’en faire beaucoup avec peu.
Et lui, précisément, il souhaiterait être efficient pour passer du temps avec sa femme, ses deux enfants. Il ne veut pas être embarqué dans la vie trépidante des chefs d’entreprise qui travaillent 15 heures par jour, 7 jours sur 7.
Alors il a une technique, notamment, pour gérer ses mails et cette technique l’amène à éduquer ses partenaires, à éduquer ses collaborateurs, à éduquer même ses clients.
Les éduquer pour qu’ils communiquent avec lui d’une certaine manière que je trouve intéressante.
Tout le monde, bien sûr, n’est pas éduqué quand il communique avec lui et certains vont enfreindre la règle d’or.

Il y a donc une certaine initiation qui se fait au départ.

Il y a une initiation que je trouve vraiment riche.
Quand vous regardez la boîte mail de Lionel…
On l’a fait récemment en conférence. Il a montré son smartphone à un participant et lui a dit :
“Combien y a-t-il de mails non lus ?”
Il y en avait deux mille. 2000 mails non lui !
“En fait dit-il, ce n’est pas vrai. Je les ai effectivement consultés mais je n’ai pas cliqué dessus parce que je demande à ce que les personnes qui m’envoient un email mettent tout dans l’objet. Ça me permet d’aller beaucoup plus vite.”
Donc le mail, ce n’est pas une tartine qui vous oblige à scroller.
C’est quelque chose d’extrêmement concis, extrêmement dense et ça oblige celui qui l’expédie à réfléchir avant d’écrire.

Donc, faire une contraction dans l’objet.

Complètement, une contraction dans l’objet.
Ce n’est pas toujours possible. Certains préconisent un mail de pas plus de 5 lignes.
Mais je peux vous garantir que tout mettre dans l’objet, c’est excessivement intéressant.
Et ça m’amène à une considération un peu plus globale.
D’une façon générale, il est utile d’expliquer aux autres comment vous fonctionnez.
Par exemple, moi je ne bois pas du tout d’alcool.
Ce n’est pas parce que je suis un alcoolique anonyme. D’ailleurs je ne serais pas anonyme parce que tout le monde connait mon nom.
Mais je n’ai jamais bu d’alcool, ça ne m’intéresse pas.
J’ai été très tôt dans ma carrière obligé de prévenir tout le monde parce qu’on disait : “Oui, enfin, tu peux quand même bien boire un verre avec nous”.
C’était très social.
Et puis, les gens qui boivent, ils aiment bien ne pas être tout seul.
Les alcoolos, par exemple, ils offrent des tournées parce qu’ils se sentent moins coupables.
Mais soit, ne parlons pas de ça, c’est de la psychologie de bas étage.
Pour ce qui me concerne, je suis philosophe ,je ne suis pas psychothérapeute.
Donc vous pouvez prévenir les autres, éduquer les autres.
Comme quand vous les prévenez et que vous relevez vos messages à telle heure ou à
telle heure.
Vous voyez, c’est vraiment important.
Je vous donne un autre exemple qui est assez récent.
J’allais animer une conférence le soir, une conférence importante, j’avais besoin d’énergie, j’avais besoin de me sentir positif, enthousiaste.
Et un de mes amis m’appelle.
Je suis dans la voiture, il m’appelle et commence : “J’ai eu tel problème aujourd’hui, je fais face à ça et je suis confronté à ça, ...”
Je l’ai arrêté et je lui ai dit :
“Écoute, d’habitude je peux entendre ce genre de message et je suis là pour toi. Je peux t’aider. Je peux t’offrir cette écoute attentive, cette épaule. Aujourd’hui, ce n’est pas possible. Aujourd’hui, j’ai besoin de me sentir en forme. Je suis comme Eden Hazard à quelques heures d’une demi-finale de Coupe du Monde. Je ne peux pas m’en sortir avec des pleurs. Est-ce que tu veux bien, s’il te plaît, soit raccrocher et revenir une autre fois, soit changer de sujet ?”
Éduquer les autres, parler, ça s’appelle aussi “méta-communiquer”.
Je communique sur la communication.
Méta signifiant “hors de”.
Je communique sur la communication.
Quand Lionel nous dit “Mettez tout votre message dans l’objet”, il communique sur la communication.
Et moi je vais communiquer une dernière fois pour aujourd’hui en vous disant :
“Bon vol avec les aigles !”

 

80% ce que vous faites serait… inutile

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo : Bonjour Fabian !

Fabian : Salut Pablo.

Qu’est-ce que la loi de Pareto ?

Très intéressante, la loi de Pareto, quand vous voulez apprendre à devenir très efficient.
L’efficience, Pablo, c’est quand tu fournis de petits efforts et que tu obtiens de gros résultats.
La plupart des personnes autour de nous ont tendance à faire exactement l’inverse : produire de gros efforts pour de faibles résultats.
Pareto, il y a quelques dizaines d’années de cela - c’était un économiste italien - s’était aperçu que 20% de la population détenait 80% de la richesse la planète.
Beaucoup plus tard, un certain Richard Koch, qui a écrit deux livres sur la question, sur la loi de Pareto, le principe de Pareto, nous a démontré que cette loi se vérifie à peu près dans tous les cas de figure.
Par exemple, vous allez passer 80% de votre temps sur 20% des mètres carrés de votre habitation.
20% de vos amis vont vous fournir 80% de vos émotions positives.
20% de vos clients, 80% de votre chiffre d’affaire, etc ...
D’une façon générale : 20% de vos actions vont donner 80% de vos résultats.
20% de l’input va donner 80% de l’output, ou, pour le dire en français, 20% de l’intrant génère 80% de l’extrant.
Il y a donc lieu de se poser la question :
Si je suis confronté à 10 tâches, si potentiellement je dois réaliser 10 tâches, mais bien sûr
le temps me manque pour ça, l’énergie me manque, quelles sont les 2 tâches que je conserve, celles qui vont contribuer à générer les 80% de résultat ?
Ça demande, une fois encore, du discernement, du recul, de la distance, un minimum de réflexion. Ne pas se laisser envahir par le “Système un”, qui est la vitesse rapide de la pensée, j’en ai déjà parlé ici même, je ne vais pas revenir dessus, mais qui aura, pourquoi pas, tendance à vous emmener vers des tâches, des actions qui sont faciles, confortables qui vous plaisent.
Comme l’étudiant qui a tendance à étudier d’abord les cours qu’il aime mais pas forcément ceux qui lui rapporte le plus de crédit en fin de session.
Ça a du sens ce que je raconte ?

Exact. Oui, tout à fait.

Dès lors, ça peut devenir un moyen d’aborder tous les phénomènes de votre vie, une nouvelle culture, un nouveau mindset donc un état d’esprit.
Par exemple, quand on va se quitter dans quelques minutes, je vais aller m’entraîner dans ma salle de sport favorite et je pourrais aussi me poser la question :
“Quels sont les 20% d’exercices qui vont générer les 80% de résultat ?”
Ça m’évitera d’y passer toute l’après-midi et toute la soirée.
Bon vol avec les aigles.

 

Le choix des mots

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian Delahaut.

Fabian :  Bonjour Pablo, bonjour à tous.

Bienvenue sur Sud Radio, dans le cadre de la Minute du Coach.
On rappelle que Fabian est notamment FormACTEUR. C’est quoi FormACTEUR ?

FormACTEUR, comme je suis acteur, chanteur et formateur et que j’aime mettre les gens en action pour leur faire jouer des situations qui reproduisent ce qu’ils vivent sur le terrain, dans leurs travails, dans leurs vies privées, je préfère dire que je suis FormACTEUR, plutôt que formateur, puisque cette dénomination me donne la clé de la façon dont je vais travailler avec les gens.
Le choix de ce mot me donne une indication de la façon de me comporter avec eux.
Je te propose, Pablo, précisément, aujourd’hui, de parler des mots puisque tu as ouvert le bal sur ce sujet. Qu’est-ce que tu en penses?

Oui, qu’est-ce qu’on peut dire sur les mots ?

Ce qu’on peut dire sur les mots, déjà, c’est s’accrocher aux ailes d’un aigle parfait, Albert Camus, qui a eu cette phrase lumineuse :
“Mal nommer les choses, c’est ajouter aux désordres du monde”.
Alors je vais te donner quelques exemples.
Par exemple, quand je donne cours à l’université, je suis un professeur face à des étudiants.
Ces 2 mots indiquent immédiatement un certain type de rapport entre mes étudiants et moi. Un rapport plutôt hiérarchique.
Quand j’anime une FormACTION, parce qu’à la Eagle Academy il n’y a que des FormACTIONS - le mot, là encore, est choisi pour que les participants se mettent en action - je suis le formateur face à des participants, précisément, et nous sommes au même niveau.
Un autre exemple qui va certainement te parler et parler à nos auditeurs : quand tu vas chez le médecin, il te considère comme son … ?

Patient. Ou client.

Non, il ne dira jamais “client”.
Si tu dis à un médecin qu’il a des clients, il risque de ne pas être très content.

Mais c’est le cas.

Est-ce qu’il t’est déjà arrivé de patienter dans une salle d’attente ?

Toujours.

Voilà, donc tu comprends, le fait d’utiliser le mot “patient” me donne déjà cette indication.
J’ai un dernier exemple, qui j’espère va inspirer les auditeurs, le mot “travail”.
Le mot “travail” vient du latin “tripalium” qui est un instrument de torture.
Mais un comédien, quand il va au théâtre le soir, est-ce qu’il dit, Pablo, qu’il va travailler ?

Il va jouer.

Un chanteur, est-ce qu'il dit : “Je vais à Bercy, je vais travailler” ?

Il va chanter.

Si nos auditeurs changent les mots, le fait de changer les mots leur permettra de changer de pensée.
En changeant de pensée, ils pourront changer leurs sentiments.
En changeant leurs sentiments, ils pourront changer leurs actions.
En changeant leurs actions, ils changeront leurs résultats.
Commencez par changer les mots.
Ne dites plus jamais je vais travailler, dites “Je vais jouer”
Par exemple, il y un autre mot que je n'aime pas tellement.
Je préfère lui substituer un autre beaucoup plus chouette.
Nous avons tous tendance, nous adultes, à mettre beaucoup “d'enjeux” et de moins en
moins “de jeu”.
Amis de Sud Radio, mettez du jeu dans votre vie.
Soyez léger.
A bientôt.

 

Une méthode en 4 étapes pour obtenir des résultats extraordinaires !

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Place à la Minute du Coach, sur Sud Radio, avec Fabian Delahaut.
Bonjour, bienvenue Fabian !

Fabian : Merci Pablo. Bonjour.

Nous allons parler du modèle QRAR, de quoi s’agit-il ?

Alors QRAR, ce n’est pas une paire de fesses inédites.
C’est un modèle pour obtenir des résultats, c’est le dernier R de QRAR : des Résultats extraordinaires. Et pour obtenir des Résultats extraordinaires, il faut agir de façon ?

Extraordinaire, aussi !

Exactement. Et si vous voulez agir de façon extraordinaire, le R qui précède le A signifie une Réponse extraordinaire, à “Q” : une Question extraordinaire.
Et quand on décompose le modèle, on s’aperçoit que, s’il semble extrêmement simple, il n’est pas pour autant facile.
Prenons la première lettre, le Q.
Se poser une Question extraordinaire.
Combien de fois par jour vous posez-vous une question extraordinaire ? Une idée, Pablo ?

Qu’est-ce qu’une question extraordinaire ?

Excellente question !
Donc la question “Qu’est-ce qu’une question extraordinaire” est, en soi, déjà, une question extraordinaire.

Evidemment !

“Comment puis-je être plus heureux demain qu’aujourd’hui ? Ou plus heureux dans 5 ans qu’aujourd’hui ?”
Ça, c’est une question extraordinaire.
“Comment puis-je devenir une meilleure version de moi-même ?”
C’est aussi une question fort intéressante, qui peut amener à des réponses riches.
L’idée du modèle QRAR m’est venue un soir où mon épouse m’a demandé :
“Qu’est-ce que tu veux manger ce soir ?”
J’étais en train de bouquiner, j’ai vraiment sorti les mots qui me sont venus comme ça.
J’ai dit “saucisse compote”.
Façon pas tellement de manger quelque chose que j’aimais, mais façon de me débarrasser de la question.
J’ai pris la première réponse qui était dans ma zone de confort, en plein cœur de ma zone de confort.
Je peux donc déjà vous dire que la réponse extraordinaire n’est pas dans la zone de confort.
Ce n’est pas votre première réponse, ce n’est pas votre deuxième réponse. C’est souvent la troisième, voire au-delà.
En tout cas, elle vient quand vous transpercez...

Elle porte à réflexion.

Oui, quand vous transpercez votre zone de confort et qu’elle vous oblige à vous réinventer.

Elle ne vient pas spontanément.

Non, c’est rarement le cas.
Mais, c’est une fois de plus très confortable de prendre la première réponse.

Evidemment.

Et puis on est confronté à une autre problématique qui est l’action.
C’est un thème sur lequel je me suis déjà beaucoup appesanti ici, car trop souvent on le sait, les gens ont tendance à la procrastination.
Ils postposent, ils attendent que tout soit parfaitement réuni avant d’agir.
Et là, il faut vraiment utiliser ce qu’on a aussi déjà évoqué, par exemple, la formule magique :
“Goldorak, Go ! Pablorak, Go ! Faborak, Go !”
Vous vous appelez à quelque chose, si vous voulez, et vous ajoutez le “Go !” derrière.
En tout cas, vous vous obligez à agir, alors les résultats pourront à leur tour être extraordinaires.
Mais quoi qu’il en soit, souvenez-vous de ce que disait Einstein :
« La folie, c’est de penser que les mêmes causes produiront des effets différents ».

Merci Fabian ! Bonne journée !

Bonne journée.

 

Je me fous de votre expérience

 

Sud Radio, la Minute du Coach !

 

Pablo :  C’est parti pour une nouvelle émission Minute du Coach, sur Sud Radio, avec notre spécialiste Fabian Delahaut.
On fait quoi d’ailleurs depuis le début de cette séquence ?
Elle a pour but de faire quoi, cette émission ? D’améliorer le quotidien des gens ?

Fabian :  Oui, de leur permettre de prendre du recul sur comment ils fonctionnent, sur comment ils vivent et sur qui ils sont.

Et pourtant tu t’en fous de leur expérience ?

Oui complètement !
Alors, votre expérience, je m’en tape ! Vous n’imaginez même pas à quel point je m’en tape !
Il y a une formule qui me navre et qui me gave : “Ça viendra avec l’expérience. Oui, ça va venir avec l’expérience, c’est normal.”
“Oui, ce joueur de foot, il a de l’expérience, ça se voit sur le terrain.”
Ce sont des conneries ! Pardonnez-moi l’expression, un instant de vulgarité est vite passé.
Pour quelle raison ? Et bien je vais te le dire, Pablo !

C’est les coups de gueule ça !

Oui, non, ce n’est pas tellement un coup de gueule, c’est une alerte.
Si l’expérience suffisait à nous rendre meilleurs…
Je fais à peu près 60 000 bornes par an en voiture. J’ai un peu d’âge, donc ça fait un paquet d’années que j’ai eu mon permis. Vous imaginez depuis que je roule, j’ai accumulé des millions de kilomètres.
Est-ce que pour autant je me mêle d’aller faire une course de rallye ou de Formule 1 parce que j’ai tellement d’expérience, que je suis un pilote de génie ?
Absolument pas !
J’ai à peine plus de qualité comme pilote qu’il y a 20 ans. Je ne me suis pas amélioré d’un iota.
Ça fait des décades que je tape sur mon ordinateur, est-ce que je tape mieux et plus vite ?
Pas du tout ! Je ne tape ni mieux ni plus vite.
Et quand j’ai commencé à jouer au tennis tout seul, au bout d’un an, j’avais certes beaucoup plus d’expérience qu’un an plus tôt, mais je frappais de face, j’avais une prise de coup droit quand je servais.
Et j’ai pris un prof qui a dû nettoyer tout ça.
C’était plus compliqué pour lui, à la limite, que de repartir de zéro.
Donc, il faut arrêter de se réconforter en disant : “Avec l’expérience, ça va venir”
Aujourd’hui, je ne suis pas tellement un amant inspiré.
Je ne fais pas très bien l’amour mais quand j’aurai eu quelques conquêtes, que j’aurai passé quelques nuits sympathiques ..

Ça ira mieux !

Ça ira mieux, je deviendrai un meilleur amant. Mais arrêtons les bêtises. Pas du tout. Lisez des bons livres, il y en a ! Notamment sur cette question, mais je ne vais pas m’appesantir là-dessus.
Mais surtout, formez-vous et travaillez !
Même si je n’aime pas le mot “travail”. J’ai déjà expliqué que je préférais dire “jouer” par exemple.
En somme, c’est le travail qui fait la différence, ce n’est pas l’expérience !
Et c’est tellement facile de se camoufler derrière, qu’une fois encore, ça nous dédouane de fournir un minimum d’efforts.
Toi et moi, Pablo, nous aimons les chevaux.
Nous avons déjà rencontré dans notre vie des cracks.
Mais nous savons aussi tous les deux qu’un crack, un cheval qui vaut des dizaines de milliers d’euros, voire des centaines de milliers d’euros, quand tu le mets dans une prairie, il ne fait pas son footing tous les matins pour entretenir sa condition physique. Il joue un peu, il mange beaucoup et deux mois après il a une panse de cheval de prairie.
Ne soyons pas comme les chevaux, mais volons avec les aigles.

 

Mieux comprendre son environnement

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Bienvenue à Fabian Delahaut, bonjour Fabian !

Fabian :  Salut Pablo.

On poursuit notre vol avec les aigles grâce à cette Minute du Coach.
Le thème du jour : voulez-vous prendre un bain avec moi ?

Et toi Pablo, tu veux prendre un bain avec moi ?

Si tu veux, le samedi. Uniquement !

Alors je te propose …

Parce qu’il y a des gens qui prennent leur bain une fois...

Que le samedi, chacun son truc.
Moi je me souviens du PDG de Danone, il y a très longtemps, dans “L’Heure de Vérité”, qui était une émission culte sur France 2.
On l’avait interviewé et on lui avait demandé comment il embauchait, comment il recrutait.
L’une des questions qu’il posait à ses futurs managers c’était : “Est-ce que vous prenez une douche ou un bain le matin ?”
Et il était beaucoup plus séduit par ceux qui prenaient un bain, parce qu’il se disait :
s’ils prennent un bain, c’est qu’ils ont le temps de réfléchir à leurs journées. Ils ne sont pas dans une forme d’empressement.

Pas de rush !

Pas de rush.
Mais ce n’est pas du tout de ça dont je veux vous parler aujourd’hui.
Simplement, imaginons que tu prennes un bain avec moi samedi.

Tu nous invites à baigner dans quoi ?

Voilà ! Effectivement, c’est la question.
C’est bien sûr complètement métaphorique, les amis.
N’allez-pas vous tromper sur mes intentions.
Ce qui est intéressant, c’est que quand je prends mon bain - c’est systématique, c’est tous les matins comme ça - dès que je fais couler l’eau, je rentre dans la baignoire et puis l’eau monte, l’eau monte.
Et si tu souhaitais me rejoindre dans le bain quand l’eau est quasiment à ras bord, tu ne pourrais pas entrer dans cette baignoire parce que tu trouverais que l’eau est bouillante.

Mais moi, qui y serais depuis le début…

Habitué.

Complètement rodé à cette chaleur, puisqu’elle s’est créée en même temps que je m’y trouvais.
Je ne comprendrais presque pas que tu trouves ça trop chaud.
Pourquoi je vous explique ça ?
Parce que notre environnement nous détermine et nous ne nous rendons pas toujours compte à quel point il nous détermine.
J’ai déjà évoqué le fait d’être entouré des personnes qui se plaignent, qui gémissent, qui critiquent... Les critiques sont souvent assez faciles.
On a parfois l’impression qu’on est plus fort que ça, qu’on ne va pas subir ce type d’attitude et que ça ne nous effleure même pas.
Bien au contraire, ça vous détermine beaucoup plus que vous ne l’imaginez.
Et quand vous êtes dans un environnement, comme moi dans mon bain, depuis le début, vous ne vous rendez même plus compte à quel point l’eau est bouillante.
Vous ne vous rendez plus compte à quel point l’environnement est négatif pour vous.
Ça m’est arrivé malheureusement comme prof. Je me souviens, je ne dirais pas dans quelle ville, lors d’une classe.
Je donnais cours et puis je m’en vais pendant un exercice et quand je suis revenu dans la classe, ça puait le poney. C’était absolument une infection mais comme j’y étais, je ne m’étais pas rendu compte de l’odeur.
Le fait de sortir et de revenir m’avait fait prendre compte de cette situation et je me suis dit, une fois de plus : c’est étonnant comme, quand on est à distance des choses, on les comprend, on les voit beaucoup mieux et on agit avec bien plus de discernement.
Vous savez-quoi ? C’est exactement ce que font les aigles.

On prend de la hauteur, n’est-ce pas ?

Et on s’envole.

Merci beaucoup Fabian.